Malgré le licenciement de Benalla, Macron reste dans les sales draps

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Malgré l’annonce du  licenciement de  son collaborateur Alexandre Benalla, placé en garde à vue après une vidéo le montrant frapper un manifestant le 1er-Mai, sans parvenir à calmer l’indignation des parlementaires qui ont interrompu leurs travaux, le président Macron reste dans les sales draps.

Benalla qui est placé en garde à vue à Paris dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte la veille après la diffusion cette vidéo,  est visé pour des faits de violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public, d’usurpation de fonctions, de port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique et de complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection.

Quant au  directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, il a été entendu  comme témoin dans la même enquête. Il avait expliqué  avoir décidé les sanctions contre M. Benalla: mise à pied deux semaines sans versement de salaire et changement d’affectation.

Vincent Crase, un gendarme réserviste et agent d’accueil pour LREM qui était avec Alexandre Benalla le 1er mai, a également été placé en garde à vue vendredi.

Les investigations ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ainsi qu’à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

D’autres enquêtes seront menées au Parlement, par la commission des Lois de l’Assemblée, et par celle du Sénat, qui va demander lundi d’être dotée des mêmes prérogatives.

Indignation à l’Assemblée nationale

Selon Euronews, les vidéos montrant M. Benalla, chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République et chargé de la sécurité, coiffé d’un casque à visière, en train de frapper un jeune homme et une jeune femme le 1er-Mai, ont généré un flot de critiques et de questions.

L’indignation ne s’est jamais aussi vivement exprimée dans la classe politique depuis l’élection de mai 2017, jusqu’à paralyser les débats à l’Assemblée sur la réforme constitutionnelle.

Dans une grande tension, des députés des oppositions accusent Gérard Collomb de “mensonges”, demandant que le ministre, voire le Premier ministre, vienne s’expliquer après de nouvelles informations de presse selon lesquelles M. Collomb était au courant dès le 2 mai.

Pour Marine Le Pen,  cette affaire met “en lumière la tentation de polices parallèles” et le Président Macron devrait assumer sa responsabilité.

 

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