Cinéma: Ouverture du 71e Festival de Cannes

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Qui succédera à « The Square », du Suédois Ruben Ostlund ? Ce mardi 8 mai au soir s’ouvrira le 71e Festival de Cannes avec 21 films en lice pour la Palme d’or. L’Iranien Asghar Fahradi assurera l’ouverture du plus grand festival du cinéma au monde avec son film « Everybody knows », un drame porté par les stars espagnoles Penelope Cruz et Javier Bardem.

Le tapis rouge sera déroulé ce mardi dans l’après-midi et l’actrice australienne Cate Blanchett aura l’honneur de présider le premier jury à majorité féminine dans l’histoire du plus grand rendez-vous cinématographique du monde. Dans la compétition officielle, trois films réalisés par des femmes sont en lice pour la Palme d’or.

L’absence sera un des maîtres-mots de cette 71eédition. Pour la première fois, les selfies sont interdits sur le tapis rouge. Il n’y aura pas non plus d’avant-projections pour la presse. Et il y a une absence très remarquée, pour ne pas dire célébrée, celle de Harvey Weinstein, producteur américain accusé d’agressions sexuelles par une centaine d’actrices. En réaction à l’affaire Weinstein, le festival a été placé sous le signe des femmes dans le cinéma. Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, a même promis pour ce mardi une montée des marches exclusivement féminine : « une montée dédiée aux femmes du cinéma, une centaine ».

Jafar Panahi et Kirill Serebrennikov

D’une absence d’une toute autre nature sont menacés deux cinéastes de la compétition officielle. L’Iranien Jafar Panahi risque de ne pas obtenir le feu vert des autorités iraniennes pour présenter son nouveau film Trois visages. Son compatriote Mohammad Rasouloufavait obtenu l’an dernier le Grand Prix de la section parallèle Un certain regard avant de se faire retirer cinq mois plus tard son passeport à l’aéroport de Téhéran. Quant au dissident russe Kirill Serebrennikov, en lice avec Leto, il est également frappé par une interdiction de voyage après avoir été accusé de détournement de subventions publiques par les autorités russes.

Enfin, le dernier point, mais non le moindre, l’absence de films de la plateforme Netflix. Exclu de la compétition par le Festival qui exige des films une sortie en salles, le géant du streaming n’a pas voulu envoyer ses films pour les sections hors compétition à Cannes, par crainte d’un « manque de respect » envers les films de Netflix qui risquent d’être traité différemment, selon les propos de Ted Sarandos. Dans une interview avec le magazine américain Variety, le patron des contenus du géant américain a remarqué que « le Festival a choisi de célébrer la distribution des films plutôt que l’art du cinéma » et Netflix a encouragé « Cannes de rejoindre la communauté du cinéma mondial ».

RFI

 

 

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