Deux ans après la mort de Papa Wemba, un film exclusif retrace la vie du « roi de la rumba congolaise »

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Congolese music star Papa Wemba performs during the Femua music festival in Abidjan on April 24, 2016 before collapsing on stage. The flamboyant world music singer died after collapsing during a set in the early hours of April 24 at the Urban Musical Festival Anoumabo (FEMUA) in Abidjan. Papa Wemba, renowned as the "King of Congolese rumba" for the fusion of Cuban and electronic rock that he pioneered in the 1970s, was 66. / AFP PHOTO / MAGAZINE TOP VISAGES / STR

Sur plus de 120 minutes, le jeune réalisateur français d’origine congolaise Elvis Adidiema revient sur le riche parcours de Papa Wemba, décédé deux ans plus tôt. Le film « L’histoire de Papa Wemba » a était projeté  lundi  23 avril en avant-première à Brazzaville, avant sa diffusion sur les chaînes Trace et France Ô dès le 24 avril, le jour de son décès.

Elvis Adidiema a choisi de démarrer son documentaire là où Papa Wemba s’est éteint. Ce soir-là, une année jour pour jour après la disparition du chanteur congolais, son groupe, Viva La Musica, remonte sur la scène du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), dans le sud d’Abidjan, capitale ivoirienne. Comme un dernier hommage au monument de la musique congolaise, écroulé le 24 avril 2016 en plein concert.Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, de son vrai nom, n’avait que 66 ans. Mais, de son vivant, cet artiste à la voix suave de rossignol aura réussi à sortir la rumba de la RDC de son ghetto. Sensible et ouvert à d’autres influences, Papa Wemba a ainsi « écrit les plus belles pages de la musique congolaise, du continent et du monde », peut-on entendre au début de ce film de 124 minutes, diffusé le 24 avril sur Trace Kitoko, nouvelle chaîne lancée début avril et disponible dans les pays africains francophones au Sud du Sahara.

Hommage à Papa Wemba

Dans « L’histoire de Papa Wemba », le jeune réalisateur français d’origine congolaise Elvis Adidiema, 30 ans, s’efforce alors de retracer la vie, à la fois privée et artistique, de l’icône. « C’est une volonté de lui rendre hommage, en replongeant dans son histoire pour remettre en lumière ce qu’il a fait dans le passé », explique le natif d’Argenteuil, en région Île-de-France, dont les parents sont otetela comme Papa Wemba. Ce dernier était aussi son « oncle éloigné ».

Un des premiers influenceurs que j’ai connu, moi, c’est Papa Wemba

Autant les chansons, les tubes et le style vestimentaire (il était l’un des chantres de la sape) de Papa Wemba parlaient aux Congolais restés au pays, autant ils interpellaient ceux de la diaspora. « Aujourd’hui, on parle par exemple de Jay-ZBeyoncé etc. qui influencent toute une génération, mais un des premiers influenceurs que j’ai connu, moi, c’est Papa Wemba », confirme Roger Musandji, le directeur général du journal en ligne panafricain Œil d’Afrique, basé à Paris.

À l’instar de ce témoignage, une soixantaine d’entretiens ponctue le documentaire. On y croise ceux qui ont connu de près le Vieux Bokul, un des surnoms de Papa Wemba, mais aussi ceux qui l’ont admiré de loin. De Lokua Kanza, l’un de ses auteurs dans l’album mémorable Émotion, à Ferre Gola, autoproclamé le « padre de la rumba congolaise », en passant par des personnalités du monde artistique et politique des deux rives du fleuve Congo, voire d’ailleurs.

Tout au long du film, la veuve Marie-Rose dite « Amazone » livre également quelques anecdotes inédites sur la vie de son époux et sur la carrière de Jules Presley, un autre de ses pseudonymes.

 

 

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