Syrie : en attendant la décision américaine, les derniers rebelles quittent la Ghouta

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Les derniers rebelles dans la ville de Douma, ultime poche insurgée dans la Ghouta orientale près de Damas, ont remis leurs armes lourdes aux Russes, principal soutien de Bachar el-Assad. Derrière leur chef, Issam Bouwaydani, la plupart des cadres de l’Armée de l’islam, un groupe salafiste pro-saoudien qui tenait Douma, sont arrivés en bus dans une zone rebelle du nord de la Syrie.

Ce départ -synonyme de nouvelle défaite pour l’insurrection après celle d’Alep fin 2016– intervient après un accord le week-end dernier avec le régime pour l’évacuation des derniers insurgés de Douma, quelques heures après l’attaque chimique, qui a fait des dizaines de morts et fait monter la tension internationale. Jeudi matin, la police militaire russe s’est déployée dans Douma. Au total, 40.000 personnes, dont 8000 rebelles, quittent la ville sur laquelle le drapeau syrien flotte de nouveau. Depuis 2013, Douma et la Ghouta orientale étaient contrôlées par différents groupes islamistes. L’offensive des forces loyalistes, marquée par de très violents bombardements, a débuté en février. Elle a causé la mort de plus de 1200 civils.

Au lendemain de tweets guerriers, et après avoir entretenu le flou sur des frappes aériennes, Donald Trump a déclaré jeudi qu’une décision serait prise «bientôt». Jeudi soir, il devait consulter ses conseillers militaires et de sécurité.

Dans l’entourage de Bachar el-Assad, on s’attendait à des frappes, plutôt limitées, dans la nuit de jeudi à vendredi. Mais «tout le dispositif de protection est prêt, beaucoup d’installations militaires ont été vidées», confie un Syrien, proche du raïs, qui dit ne pas croire à un affrontement américano-russe. Selon lui, «Washington et Moscou ne vont pas déclencher la Troisième Guerre mondiale pour une banlieue de Damas.»

Ce jeudi, l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a en tout cas assuré que «la priorité est d’éviter le danger d’une guerre» entre son pays et les États-Unis. Peu après, la Russie a demandé que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunisse ce vendredi pour discuter de la menace d’une action militaire américaine en Syrie.

Le Figaro

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