Coup d’envoi des travaux de la table ronde sur les exportations

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Une « table ronde sur les exportations » a été ouverte lundi à Kinshasa en vue d’étudier les voies et moyens de reconvertir l’économie congolaise actuellement extravertie et de réduire efficacement la dépendance économique du pays vis-à-vis de l’étranger.

Le vice-Premier ministre en charge des Transports et voies de communication, José Makila Sumanda, qui a donné le coup d’envoi des travaux de cette table ronde prévue du 02 au 04 avril, a affirmé que c’est depuis 2001 que l’économie du pays est marquée par une stabilité avec un taux d’inflation faible et une augmentation du PIB qui se situe à 6%, une moyenne proche du taux de l’Afrique Sub-saharienne.

 

Cette croissance, a-t-il dit, est attirée par les mines et d’autres secteurs d’appui, tels que la nouvelle technologie d’information et de la communication (NTIC).

Plusieurs membres du gouvernement ont fait à l’intention des participants des communications en rapport avec le thème des  travaux, notamment les ministres d’Etat au Commerce extérieur, au Plan et à l’Economie nationale, en vue d’apporter une pierre à la redynamisation de la politique du commerce extérieur de la RDC.

 

Pour le ministre d’Etat en charge du Commerce extérieur, Jean Lucien Bussa, la table ronde a pour objectif de doter la République Démocratique du Congo d’un modèle économique dynamique qui repose sur l’agriculture et l’industrie. Ce modèle économique, a-t-il dit, est emprunt des mesures économiques visant la lutte contre la fraude fiscale et douanière à l’import et à l’export, la multiplicité des taxes ainsi que la contrebande aux frontières.

 

Il a relevé qu’il s’agit, au cours de ces assises, d’identifier les contraintes structurelles et définir les stratégies d’actions à mener pour faire du commerce extérieur l’un des leviers de la croissance économique  et du développement socioéconomique du pays. Il s’agit également, a-t-il dit, de « faire le choix d’un secteur productif qui arrose le marché national et international, qui produise une valeur ajoutée élevée ».

Les travaux de la table ronde ont aussi pour objectif de dégager des orientations claires sur les politiques extérieures spécifiques, des stratégies adéquates pour des recettes lisibles sur les exportations et les importations, d’apporter des solutions durables aux faiblesses du commerce extérieur du pays, notamment le déséquilibres de la balance de paiements, la prédominance des produits primaires dans la structure des exportations, l’étroitesse de la gamme des produits agricoles, manufacturés exportés, ainsi que la prédominance des importations des produits agricoles sur l’ensemble des importations de la RDC, a affirmé le ministre d’Etat.

 

Il a relevé qu’actuellement, la RDC aligne depuis plus de quatre décennies des déficits dans la balance commerciale. L’économie du pays étant extravertie, la structure des exportations est dominée à 93,2% par  les produits du secteur primaire, notamment les produits miniers et combustibles vendus à l’état brut et dont la volatilité des prix impacte négativement sur les recettes publiques, les réserves de change et la valeur de la monnaie.

Jean-Lucien Bussa a précisé qu’à travers cette table ronde, le gouvernement entend relever les multiples défis de la transformation structurelle de l’économie nationale qui a comme socle la promotion des exportations et la substitution aux importations.

Il estime que les mesures que le gouvernement va prendre à l’issue de ces accises vont favoriser à coup sûr la diversification de l’économie du pays et le développement des chaînes de valeur dans l’agriculture et l’industrie.

 Faire de la promotion des exportations une priorité

 De son côté, le ministre de Budget, Pierre Kangudia Mbayi, a estimé que la meilleure prise en charge budgétaire des actions nécessaires à la diversification de l’économie est la promotion des exportations. Selon lui, il importe que la promotion des exploitations fasse partie des priorités et soit retenue comme tel dans les politiques publiques du gouvernement.

Les actions à retenir au budget en termes d’investissement devraient, selon lui, faire aussi l’objet d’études de faisabilité, tandis que les interventions économiques éventuelles en faveur des entreprises du portefeuille et des ONG devraient s’inscrire dans le cadre des plans de relance.

Pierre Kangudia a également souhaité que les recettes publiques soient mobilisées au delà des assignations pour permettre au gouvernement de prendre en compte les besoins exprimés par les services, avant d’indiquer le gouvernement doit sortir du système du budget moyen pour émigrer vers le budget programme, en vue de donner à l’action publique et à la politique publique une grande visibilité.

Source :ACP

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