Musique – RDC : Pour ses 60 ans de carrière musicale, L’avenue Mushi renommée Lutumba Simaro

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Simaro Lutumba Masiya dit « le Poète » célèbre son dernier anniversaire en tant que musicien ce 23 août 2018 en la salle Show Buzz.

Le compositeur de la chanson mythique « Ebale ya Zaïre » que l’on pourrait textuellement traduire en français par « Le Fleuve Zaïre » est l’une des chansons les plus célèbres des grands classiques de la Rumba congolaise. Elle a été écrite et composée par le poète  au temps où il évoluait comme guitariste rythmique et parfois soliste au sein du groupe TP OK Jazz (Tout Puissant OK Jazz) créé par Franco Luambo

En marge de cet événement prévu au mois d’aout, le directeur du cabinet du Chef de l’État, Néhémie Mwilanya, accompagné du gouverneur de la ville, André Kimbuta, ont rendu visite à l’artiste pour lui garantir la réalisation de son souhait de se voir immortaliser et honorer de son vivant.

« Il est important de jeter un regard sur ceux qui rendent ce pays grand. Lutumba Simaro fait partie de l’histoire glorieuse de ce pays. D’où l’intérêt du Chef de l’État, sur sa demande, de rebaptiser cette avenue « Mushi » du nom de Lutumba Simaro… », a déclaré Néhémie Mwilanya.

Pour sa part, Lutumba Simaro a exprimé ses remerciements et promis de remettre sa dernière guitare d’accompagnement au Chef de l’État afin qu’on la place dans un musée.

Simaro Lutumba a aussi été baptisé par ses fans, Simaro Masiya (le messie), car ils trouvaient que ses chansons comportaient d’innombrables révélations sur les relations de couple, les rapports avec l’argent, la condition féminine, les problèmes de société, l’éducation de la jeunesse, le mystère de la mort, et particulièrement, la spiritualité.

« J’ai accompli ma mission » dixit le poète

Le compositeur de « eau bénite » estime avoir accompli sa mission. Il recommande aux jeunes de faire mieux que lui.

« J’ai accompli ma mission. Que les autres suivent mes pas et qu’ils n’empruntent pas des voies immorales. Je me considère comme un professeur de musique. Ce que je demande aux jeunes c’est de bannir des insanités dans les chansons et la danse. Nous ne devons pas imiter aveuglement les cultures des autres. On doit être capable ’enseigner à travers la musique », recommande Simaro Lutumba.

Pop KIDIMBU

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